Animaux endémiques d’Afrique Centrale

1 – République Démocratique du Congo

Savez-vous que certains animaux ne sont présents qu’en République Démocratique du Congo et  pas ailleurs.


L’OKAPI

Voici ce qu’en dit notre confrère www.congo-tourisme.org

Curieux et élégant animal, qui a la tête et la queue d’une girafe, sa parente la plus proche. Le cou et le corps ressemblent davantage à ceux du cheval mais les pattes robustes sont celles de l’antilope tandis que ses rayures pourraient être empruntées au zèbre. L’okapi est un mammifère qui pèse, adulte, de 200 à 300 kilos et qui vit uniquement dans les forêts humides de l’Ituri, dans le nord-est du Congo. 
C’est un animal farouche et solitaire, et donc difficilement visible à l’état sauvage. Il n’a été officiellement découvert qu’en 1901 par l’Anglais Harry Johnston, gouverneur en Ouganda qui avait été informé de la présence d’un grand mammifère encore inconnu.

Suivant la description de Stanley, il part en 1899 à la recherche de cet animal durant plusieurs mois et accumule de nombreux témoignages auprès des Pygmées qui lui confirment le nom indigène de l’animal : « okapi ».
A partir du relevé d’empreintes (à deux doigts, alors que les équidés n’en ont qu’un seul) et surtout grâce à l’analyse de crânes retrouvés, on a pu démontrer qu’il s’agissait d’un nouvel animal apparenté aux girafes. Il sera appelé Okapia johnstoni.

La découverte et l’analyse d’individus vivants confirmeront que l’okapi appartient bien à la famille des girafes. L’espèce est protégée et visible au sein de la Réserve de Faune à Okapi à Epulu dans la Province Orientale.LE BONOBO

De son nom scientifique Pan paniscus, le bonobo fait partie de la famille des cinq primates répertoriés à travers le monde au même titre que ses cousins gorille (de montagne et de plaine), chimpanzé ou orang-outan. Par méconnaissance, le bonobo fut longtemps apparenté à une sous-espèce de chimpanzés. C’est Ernest Schwarz qui fut le premier à suggérer son existence à partir de l’examen d’un crâne de ce spécimen.

Grâce aux travaux de Harold Coolidge, le bonobo acquit en 1933 le statut d’espèce à part entière. Endémique à la RDC, l’habitat naturel du bonobo est situé dans les denses forêts de la Province de l’Equateur, principalement dans le Parc National de la Salonga, ainsi que dans quelques zones forestières du centre du pays (dont le nouveau Parc National de la Lomami).

Il est totalement protégé par la loi. Les estimations numériques des populations de bonobos sont assez floues. On estime néanmoins que l’espèce est en danger, étant donné que son habitat se réduit fortement et que l’animal est sérieusement braconné pour sa viande.

Les bonobos vivent en communauté dans des groupes de plusieurs dizaines d’individus. Ce sont les femelles adultes qui sont à la base de la plupart des décisions, qui gèrent le partage de la nourriture et désamorcent l’agressivité des mâles. Les contacts sexuels permettent de réduire le stress en cas de conflit ou de tension mais aussi lors de grandes excitations comme le partage d’aliments favoris ou l’accueil de nouveaux individus.

Le bonobo partage avec l’homme 98% de gènes, ce qui en fait son plus proche cousin. Le bonobo a un régime quasiment végétarien, de préférence composé de fruits, feuilles et tiges mais aussi de fleurs, noix et herbes.

LE GORILLE DES PLAINES DE L’EST

Le gorille des plaines de l’est (Gorilla gorilla Beringei) est le plus grand des primates. Pouvant mesurer jusqu’à 1,80 mètres et atteindre 180 kilos, les gorilles vivent en petits groupes d’une trentaine d’individus, femelles et jeunes sous l’autorité d’un mâle dominant reconnaissable par son dos au pelage argenté. Le groupe se déplace durant la journée à la recherche de nourriture, et le soir des nids sont construits pour la nuit.

Les gorilles se nourrissent principalement de feuilles et de quelques petits insectes. De par l’influence du cinéma hollywoodien (King Kong ou Tarzan), on leur a longtemps attribué toutes sortes de légendes comme celle de tueurs d’hommes ou d’animal hautement agressif. Ce grand herbivore est pourtant d’un naturel placide et, une fois habitué, se laisse facilement approcher malgré son gabarit impressionnant.

Deux espèces de gorilles vivent en RDC. Tout d’abord, le gorille de montagne dont l’habitat naturel va de la zone des Virunga jusqu’au Parc National du Bwindi (sud-ouest de l’Ouganda) et au-delà de la frontière rwandaise. Cette espèce, tout comme l’autre, est en danger d’extinction. Vivant en effet dans une région longtemps troublée au niveau politique, on estime qu’il en resterait moins d’un millier.

Le gorille de montagne a notamment été rendu célèbre grâce aux travaux de Dian Fossey qui a vécu au sein d’un groupe durant plusieurs années. L’autre espèce, le gorille de plaine oriental, vit également en RDC dans les zones de basses montagnes de l’est du pays principalement au Parc National de Kahuzi-Biega non loin de son cousin de montagne dans le parc voisin des Virunga. Des différences morphologiques existent entre ces deux variantes, qui concernent principalement la pilosité, la forme du crâne et la taille des membres.

LE PAON CONGOLAIS

Le paon congolais (Afropavo congoensis) est originaire de la région de l’Ituri. C’est un bel oiseau multicolore au dos couvert de plumes vertes aux reflets métalliques, avec une houppette jaune claire et noir, la gorge couverte de plumes rougeâtres, le ventre vert foncé et les ailes bleuâtres chez le mâle. Même s’il ressemble davantage à un gros faisan qu’à un paon classique à longue queue.

La femelle couve ses œufs mais c’est le mâle qui s’occupe des petits, les gardant sous sa protection pour la nuit.

Pour la petite histoire, c’est une seule plume de la coiffure d’un Pygmée de la forêt de l’Ituri qui mena à sa découverte. La législation le protège totalement et ce, depuis 1933. On ne le trouve normalement que dans le Parc de la Maiko, mais des spécimens ont été découverts récemment dans la zone forestière couverte par le tout nouveau Parc de la Lomami au centre du pays.

LE RHINOCEROS BLANC DU NORD

Le rhinocéros blanc ou ceratotherium est l’un des plus vieux mammifères terrestres. Le rhinocéros blanc du Nord ne se trouvait plus, jusqu’à récemment, qu’au Parc National de Garamba dans la Province Orientale vers la frontière sud-soudanaise. Malheureusement, le dernier spécimen vivant a été vu pour la dernière fois en 2005, dans le parc national de Garamba.

Mais les braconniers et autres groupes armés qui ont occupé le parc pendant les années de trouble ont eu raison de ce grand mammifère qui est maintenant appelé à disparaître complètement, si ce n’est déjà fait, vu le nombre insuffisant d’individus restants pour perpétuer l’espèce. Et ce, malgré des efforts entrepris, par Laurent-Désiré Kabila notamment qui avait même envisagé un moment le déplacement provisoire des spécimens rescapés dans les réserves de pays voisins comme le Kenya pour les mettre à l’abri le temps de la guerre, suite aux conseils des spécialistes de la conservation. Mais le projet n’a malheureusement pas abouti…

Au total, cinq espèces de rhinocéros peuplent la planète dont deux en Asie et trois en Afrique. Sur le continent africain, on trouve le rhinocéros noir et deux espèces de rhinocéros blancs, l’un en Afrique du Sud et au Botswana, l’autre en RDC.

Très proche du rhinocéros noir, le rhinocéros blanc s’en distingue par une taille plus grande, par la forme de son museau et par un caractère beaucoup plus placide que le rhinocéros noir. Par contre sa couleur reste grise comme celui de son cousin. Son sobriquet de « blanc » vient d’une confusion de langage.

Les Sud-Africains d’origine hollandaise appelaient cet animal « wijd lip » soit « lèvre large ». Par confusion, « wijd » sera compris par les Anglais comme « white », d’où l’appellation de rhino blanc.

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